Pré-requis :
- Raisonnement par récurrence
- Majorant, maximum, minimum
- Toute partie non vide et majorée de Z possède un plus grand élément
- Suite strictement décroissante
- Groupes et sous-groupes, groupes engendrés
- Formule du binôme de Newton
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Division euclidienne dans Z
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Théorème fondamental
Pour tout couple (a,b)ÎZ´Z*, il existe un unique couple (q,r)ÎZ´N tel que a=bq+r et 0£ r < |b|
a, b, q, r sont respectivement appelés dividende, diviseur, quotient et reste de la division euclidienne de a par b.
Effectuer la division euclidienne de a par b, c’est déterminer q et r.
Remarques
Si r=0, on dit que a est multiple de b ou que b divise a et on note a|b.
La démonstration, ci dessus, montre que l’on peut définir une division euclidienne dans N, pour laquelle (a,b)ÎN´N* et (q,r)ÎN´N.
Ce théorème prouvant l’existence et l’unicité du couple (q,r), sans fournir un moyen pratique de les calculer, il peut être intéressant de se pencher sur cette question.
Détermination du quotient et du reste
Cas où (a,b)ÎN´N* (Méthode de descente de Fermat)
Si a<b alors le couple (0,a) répond à la question
Sinon a³b
Soit q1ÎN* tel que bq1£a. On pose r1=a-bq1
Si r1<b, (q1,r1) est le couple cherché
Sinon b£r1
Soit q2ÎN* tel que bq2£r1. On pose r2=r1-bq2
Si r2<b, (q1+q2,r2) convient.
On construit ainsi deux suites (qn) et (rn) définies par la relation de récurrence :
Si rn³b alors qn+1 est tel que :
bqn+1£rn et rn+1=rn-bqn+1
La suite (rn) étant strictement décroissante dans N, il existe nécessairement un rang m pour lequel rm<b (donc (rn) suite finie) et (q1+…+qm,rm) est le couple recherché.
Une fois introduit le système de numération décimale, on pourra s’interroger sur le lien entre ce procédé et la méthode classique consistant «à poser» la division.
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Sous-groupes de Z
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Forme des sous-groupes de Z
Après avoir remarqué que pour tout entier relatif a, aZ est un sous-groupe de Z, on peut énoncer la proposition suivante
Tout sous-groupe de (Z,+) est de la forme aZ avec aÎN.
PGCD, PPCM, Théorème de Bezout
Soient a et b deux entiers relatifs.
On appelle PGCD de a et b, l’entier naturel d qui engendre le sous-groupe aZ+bZ.
On appelle PPCM de a et b, l’entier naturel m qui engendre le sous-groupe aZÇbZ.
Remarques
L’hypothèse «entier naturel» permet d’assurer l’unicité.
On peut vérifier de plus que aZ+bZ est le plus petit sous-groupe contenant aZ et bZ, tandis que aZÇbZ est le plus grand sous-groupe contenant aZ et bZ.
L’algorithme d’Euclide repose également sur la division euclidienne dans Z et permet une détermination pratique du PGCD(a,b)
Théorème de Bezout
Soient a et b deux entiers relatifs
PGCD(a,b)=1 Û $(u,v)ÎZ2 tel que au+bv=1
Cas particulier du théorème suivant
Soit (a,b)ÎZ*´Z*. Soit D=PGCD(a,b).
$(u,v)ÎZ2 tel que au+bv=D (égalité de Bezout)
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Applications à l’arithmétique
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Systèmes de numération
Soit bÎN tel que b³2
Pour tout entier naturel non nul a, il existe un unique entier n et un unique (n+1)-uplet (a0,…,an) d’entiers strictement inférieurs à b tel que : an¹0 et a=anbn+an-1bn-1+…+a1b+a0
Le (n+1)-uplet (a0,…,an) s’appelle écriture de a en base b et on note a=anan-1…a0b
Les ai sont les chiffres de a en base b.
Critères de divisibilité en base b
Si a=an…a0b et k³1
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bk|a Û l’écriture de a se termine par k zéros
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(b-1)|a Û (b-1)|å(i=0,n,ai)
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(b+1)|a Û (b+1)|å(i=0,n,(-1)iai)
Exemples en base 10
2|a Û a0Î{0,2,4,6,8}
3|a Û 3|å(k=0,n,ak)
4|a Û 4|a1a0
5|a Û a0Î{0,5}
6|a Û 2|a et 3|a
8|a Û 8|a2a1a0
Pratique de l’algorithme de division en base 10
Soit a³b>0 et 10n-1£a<10n, 10p-1£b<10p
a=an-1…a0 et an-1¹0
Si an-1…an-p³b, on pose n-p=k
Sinon n-p-1=k et an-1…ak=a’
a’=bq1+r1, q1 est un nombre à un chiffre non nul et on reprend la division de (10r1+ak-1) par b
Si k-1³0, a=(q110k+q210k-1+…+qk+1)b+rk+1
Donc q=q1q2…qk+1 et r=rk+1
Exemple
a=127, b=11
On a: n=3, p=2, k=1
On trouve : q1=1, q2=1, r1=1, r2=6
Finalement: q=11 et r=6
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